mardi 30 septembre 2014

Réforme des rythmes scolaires : la désorganisation organisée


Les nouveaux rythmes scolaires, c’est le désordre à tous les niveaux

 

Ainsi, à Villeurbanne dans le Rhône, il a été fait appel à la police pour disperser un rassemblement de parents excédés par les conditions d’accueil de leurs enfants pendant les activités péri scolaires.
Ailleurs, ce sont des associations religieuses qui assurent ces activités.

On note ici qu’une personne âgée de 80 ans apprend la belote aux élèves, là que des cours de calligraphie sont mis en place pour des enfants de 3 ans.

Dans de nombreuses écoles, on ne compte plus les élèves qui sortent de l’enceinte scolaire alors qu’ils devraient y rester, qui restent alors qu’ils devraient partir, ce qui pose directement le problème de leur sécurité physique.

De nombreux parents font le constat que les activités qui étaient jusqu’à maintenant gratuites à l’école publique, deviennent payantes lorsqu’elles basculent dans le champ du périscolaire, y compris la sieste pour les enfants de maternelle.

Certains désinscrivent leur enfant de l’école publique pour le placer dans le privé.

D’autres parents font l’amalgame entre ces activités et les enseignants et s’en prennent à ces derniers.

De manière plus générale, les activités périscolaires se résument à des garderies quelquefois occupationnelles. Le constat général c’est que les élèves sont plus fatigués qu’auparavant et donc moins disponibles pour apprendre.

Les garanties statutaires et les conditions de travail des enseignants dégradées

Concernant les enseignants, le constat est accablant. Ce sont leurs garanties statutaires et leurs conditions de travail qui sont considérablement remises en cause.

Pour tous les enseignants, cette réforme se traduit par un jour de plus de travail le mercredi matin et la convocation d’animations pédagogiques le mercredi après midi.

Après avoir introduit des horaires différenciés d’une école à une autre, le ministère a publié cet été un décret (litigieux car contradictoire au décret « fonction publique ») introduisant l’annualisation du temps d’enseignement pour tous les PE exerçant sur plusieurs écoles dont les titulaires remplaçants.
Dans de très nombreuses écoles, les enseignants se retrouvent en situation de surveillance des élèves qui attendent d’être pris en charge pour les activités périscolaires, effectuant ainsi des heures supplémentaires non rétribuées.

Les problèmes de réquisition de salles de classe pour assurer les activités périscolaires se multiplient.
Dans ces conditions, le SNUDI-FO réaffirme que la suspension de la réforme en vue de l’abrogation des décrets Peillon-Hamon constitue une urgence pour rétablir la sérénité dans les écoles du pays. C’est la raison pour laquelle il apporte tout son soutien aux initiatives en cours.

Comme à Argenteuil dans le Val-d’-Oise où le SNUDI-FO, le SNUipp, la CGT et la FCPE appellent à un rassemblement à la mairie le 17 septembre « contre la réforme des rythmes et son application ».

mercredi 25 juin 2014

Application Arc-en-Ciel : Pas d'obligation

Comme les feuilles mortes, l'application ARC-EN-CIEL revient régulièrement se rappeler au bon souvenir des directeurs.

Cette application académique est présentée comme une aide pour le pilotage de l'école pour les directeurs.
En fait, elle permet surtout à l'administration toutes sortes de statistiques plus ou moins utiles.

La position du SNUDI-FO 71

compte-tenu du fait :

  • que cette application est académique et non nationale (et que par conséquent, elle ne peut revêtir un caractère obligatoire),
  • que cette nouvelle tâche doit être réalisée sans moyens supplémentaires et dans des délais restreints,
  • et surtout que cette application présente un intérêt très réduit pour les directeurs et les équipes d'école,

Le SNUDI-FO 71 appelle les directeurs d'école à ne remplir ce document que sur la base du plus strict volontariat.
Le SNUDI-FO 71 appelle les directeurs d'école à nous informer de toute tentative de pression de la part de la hiérarchie.

Pour information : les trois syndicats siégeant en CAPD avait pris une position similaire l'an passé.

Le bureau du SNUDI-FO 71

jeudi 19 juin 2014

A propos de la grève des cheminots : communiqué de l'Union Régionale d'Ile de France FO

MOBILISATION MAXIMUM!
LE 19 JUIN 2014


L’URIF FO qui soutient depuis le début de la grève les cheminots qui revendiquent pour maintenir et développer le service public, considère que le gouvernement cherche à les isoler en attisant toutes les attaques contre eux.

Ils ne sont pas isolés quand nous constatons tous les mécontentements qui se traduisent par des mouvements de grève et de manifestation. C’est vrai dans l’Industrie où des milliers d’emplois sont supprimés et où les entreprises sont quelquefois sacrifiées ; C’est vrai à l’Éducation Nationale où les volontés de mettre en place à marche forcée les contre-réformes Peillon et Hamon, entrainent des difficultés majeures pour les enfants et les enseignants ; C’est vrai dans les Hôpitaux où les fermetures de services et même d’hôpitaux dégradent un peu plus chaque jour la situation des malades et des personnels ; C’est vrai à la Sécurité Sociale où les « économies de gestion » qui se sont multipliées au fil des années font disparaitre des structures d’accueil, de soins etc… entrainant des conditions de travail terriblement dégradées ; C’est vrai dans quasiment tous les secteurs de la fonction publique où les annonces, faites encore aujourd’hui, sont celles de la suppression de dizaines de milliers d’emplois avec les conséquences que cela aura sur la population et les agents.

Les cheminots ne sont pas isolés ; Les cheminots vivent la même situation que tous ceux que nous venons de citer.

Les travailleurs dans l’ensemble sont solidaires de la lutte engagée par leurs camarades cheminots et comme à l’URIF FO disent « RETRAIT de la Contre-réforme du ferroviaire ».

La démonstration en sera faite demain jeudi 19 juin 2014. L’URIF FO appelle l’ensemble des syndicats FO à participer à la manifestation interprofessionnelle qui se mobilise pour soutenir les cheminots, elle partira à 11h30 de Montparnasse (Place du 18 juin) pour se rendre à Invalides.

DISONS CLAIREMENT NON A LA VOLONTÉ
DU GOUVERNEMENT D’ISOLER LES CHEMINOTS !

AFFIRMONS EN MANIFESTANT AVEC EUX

RETRAIT DE LA CONTRE REFORME


Paris, le 18 juin 2014

mardi 3 juin 2014

Benoit Hamon met les deux pieds dans les pas de Vincent Peillon !

Le ministre a choisi de s’adresser dans une « lettre aux membres de la communauté éducative », le 21 mai, aux personnels enseignants, non enseignants, parents, élèves, pour dire qu’il choisit de mener jusqu’au bout la politique de la loi de refondation de l’école. Le Premier ministre continue et aggrave la politique d’austérité en application du Pacte de Responsabilité, Benoît Hamon applique.

Ce n’est pas ce qu’attendaient les personnels de leur nouveau ministre. Ils attendaient plutôt qu’il entame les nécessaires discussions pour répondre aux revendications. Ils souhaitaient que cesse ce cycle de réformes, de décrets qui chaque jour détruisent un peu plus l’École et le statut de ses personnels au nom de la refondation.

A l’opposé, B. Hamon choisit de poursuivre les contre-réformes de ses prédécesseurs et de mettre « ses pas dans ceux de V. Peillon » comme il l’avait annoncé lors de sa prise de fonction.

Le ministre confirme dans sa lettre :
- La généralisation en 2014 des rythmes solaires, ses 5 matinées, ses activités territoriales pédagogiques et la destruction du statut de professeur des écoles qui en découle. Et cela, alors que la réforme est rejetée, que les rassemblements se poursuivent, que la demande d’abrogation est reprise dans toutes les écoles avec l’interfédérale des personnels de l’Etat et territoriaux FO, CGT, SUD qui se réunit à nouveau le 26 mai. Le SNUipp- FSU, invité à cette réunion intersyndicale, ne s'y est pas rendu.
- La mise en place de l’école du socle et de ses nouveaux programmes en primaire et au collège achevant ainsi la destruction de l’enseignement disciplinaire pour faire place à un enseignement par compétences pour «une culture commune» (…) point de départ pour les élèves «pour poursuivre leur formation tout au long de la vie»*.
- Les cycles dont celui CM1, CM2, 6ème, les conseils de cycle, mesures qui conduisent rapidement à fusionner tous les statuts des personnels pour aller vers le statut unique d’enseignants des premier et second degrés aux obligations réglementaires de service identiques et aux missions communes.
- Au nom de l’égalité, la poursuite de la refondation de l’éducation prioritaire, laboratoire de casse du statut national, des horaires, des disciplines.
- La refondation de la formation des stagiaires dans les écoles supérieures du professorat et de l’éducation avec un recrutement de titulaires à bac + 5 et une perte de salaire mensuel de 400 € alors qu’il manque déjà 800 professeurs de mathématiques et 25% de professeurs des écoles à la session 2014 avancée.
-Au nom du décrochage scolaire, la politique d’inclusion c’est-à-dire la destruction de l’enseignement spécialisé (SEGPA, EREA, UPE2A, etc.).
- La poursuite de la régionalisation de l’enseignement professionnel pour adapter « l’offre de formation » aux bassins d’emplois.
Pour FO, Benoît Hamon fait un mauvais choix. Il eut mieux valu exprimer aux personnels « sa reconnaissance dans leur engagement » en prenant en compte leurs conditions de travail et de rémunération, en respectant leur indépendance pédagogique et leur identité professionnelle, en renonçant aux décrets dont personne ne veut, en ouvrant tout de suite des discussions sur les revendications. Le pacte de responsabilité, d’économies à tous les étages se trouve confirmé dans ces mesures.
Pour FO, mettre ses pas dans et avec l’Ecole de la République ce n’est ni la détruire, ni s’en servir comme variable d’ajustement.
FO appelle les personnels à poursuivre les prises de position pour dire au ministre : retrait de toutes les mesures qui s’inscrivent dans le pacte de responsabilité, augmentation du point d’indice, retrait de tous les dispositifs qui, en s’attaquant aux statuts et missions des personnels, fragilisent l’Ecole de la République. La satisfaction des revendications, c’est agir pour maintenir l’Ecole de la République.
* Projet du Conseil supérieur des programmes rendu public dans Le Monde du 12 mai 2014.

vendredi 11 avril 2014

Le SNUDI-FO s'adresse au Ministre

Rythmes scolaires
Le seul « assouplissement » possible, c’est l’abrogation !


Monsieur le Ministre,

Vous venez d’être nommé. Le 12 février 2013, le 14 novembre 2013, le 5 décembre 2013 et à de multiples reprises dans les départements, les enseignants des écoles et les agents territoriaux, avec leurs syndicats et leurs fédérations (FO, CGT, SUD et SNUipp) ont montré leur opposition au dispositif sur les nouveaux rythmes scolaires voulus par votre prédécesseur.
Ils ont été très souvent soutenus par des parents d’élève et des élus municipaux.


La mise en œuvre du décret du 24 janvier entraîne :
une inégalité sur le territoire national et une dégradation des conditions de travail des enseignants ;
une remise en cause des droits statutaires, notamment par le projet de décret annualisant les obligations de service des titulaires remplaçants (contre lequel FO, SNUipp, CGT et SUD ont voté au CTM), par la confusion entre le scolaire et le périscolaire et la mise sous tutelle des enseignants par les collectivités locales.

Ce décret provoque inquiétude et rejet de la part des enseignants, des parents et de nombreux élus locaux. 
Le 8 avril dernier, le Premier ministre lors de son discours de politique générale à l’Assemblée nationale, a annoncé un « assouplissement du cadre réglementaire des rythmes».
Le seul « assouplissement » possible, c’est l’abrogation pure et simple du décret du 24 janvier 2013. C’est ce que nous vous demandons Monsieur le Ministre.

jeudi 3 avril 2014

La FNECFP-FO s’adresse aux nouveaux ministres

Dans les élections municipales s’est exprimé avec force le refus des salariés de continuer à subir la politique d’austérité contre les salaires, contre les services publics et contre la sécurité sociale, portée par le pacte de responsabilité. Dès le lendemain, le Président de la République a confirmé cette orientation et mis en place un « gouvernement de combat » dirigé par un Premier ministre qui annonce vouloir « aller plus vite et plus loin ».

Pour la FNEC FP-FO, il n’y a rien à attendre pour les revendications légitimes des salariés qu’une confirmation, voire l’aggravation de la politique de rigueur et d’austérité contenue dans le pacte de
responsabilité.

La grève interprofessionnelle et les manifestations du 18 mars dont Force Ouvrière a pris l’initiative ont clairement exprimé le refus des salariés d’en subir davantage en matière de remise en cause de leurs garanties et acquis.
La FNEC FP-FO a demandé audience auprès de tous les ministres de son champ de syndicalisation (Education nationale, Enseignement supérieur et Recherche, Culture, Jeunesse et Sports) pour exprimer les revendications et les attentes des salariés.

Concernant l’Education nationale et l’Enseignement supérieur, le ministre Benoît Hamon a sur son bureau les dossiers importants que lui a laissés son prédécesseur en application de sa loi de refondation de l’école, loi de territorialisation que FO a rejetée avec la très grande majorité des personnels.
Sur les rythmes scolaires, sur les décrets statutaires des personnels enseignants du second degré, sur les universités, les dossiers ne sont pas clos ; les personnels de toutes catégories restent mobilisés.

FO demande la réouverture de négociations, la remise à plat des dossiers et la satisfaction des revendications.
De même, la FNEC FP-FO demande au nouveau ministre de satisfaire les revendications en matière de créations de postes de la maternelle à l’université pour faire face aux besoins.

La mise en oeuvre de la réforme sur les rythmes scolaires doit être suspendue.

Les décrets statutaires qui ouvrent vers l’annualisation du temps de travail, la territorialisation des obligations de service, l’introduction de régimes indemnitaires définis localement, ne doivent pas être publiés et les discussions doivent reprendre.

Concernant les universités, la FNEC FP-FO demande l’arrêt des fusions et regroupements d’établissements initiées sous Madame Pécresse et amplifiées par la loi LRU2 de Madame Fioraso.
Les personnels de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Culture, de la Formation professionnelle, de la Jeunesse et des Sports attendent que soit interrompue la mise en oeuvre des contre-réformes qui déstabilisent le fonctionnement du service public à tous les niveaux et remettent en cause leurs garanties statutaires.

C’est dans ce cadre que la FNEC FP-FO est disponible pour discuter avec les ministres concernés.
La FNEC FP-FO demande à ses syndicats de maintenir à tous les niveaux la mobilisation des
salariés pour la satisfaction des revendications.

Pour l’augmentation générale des salaires, pour l’arrêt des suppressions de postes et la création des postes nécessaires, pour la préservation de la sécurité sociale, pour la défense des services publics et républicains, du statut général de la fonction publique et des statuts particuliers, il n’y a pas d’autre voie que d’élargir le rapport de forces pour imposer la rupture avec le pacte de responsabilité, la politique d’austérité et tous leurs avatars.

Montreuil, le 3 avril 2014

jeudi 13 mars 2014

Pour FO : l’'augmentation des salaires est une priorité.

V. Peillon ne connaît pas les fins de mois ?

En affirmant au lendemain de la dite réunion conclusive sur les « enseignants du secondaire », le jeudi 13 lors d’une visite au collège Anselme-Mathieu d'Avignon « ce que veulent les professeurs, ce n'est pas de l'argent, c'est du temps » et d'ajouter que les « enseignants de ZEP ne voulaient pas d'argent", mais "du temps" pour se concerter.

  • Ignore-t-il que les enseignants comme tous les fonctionnaires ont perdu 14 % de pouvoir d’achat du seul fait du blocage de la valeur du point depuis 2000 ?

  • Ignore-t-il que les traitements sont gelés depuis 5 ans ?

  • Ignore-t-il que les salaires nets ont encore baissé de 0,5 % en janvier 2014 ?

  • Ignore-t-il qu'’un enseignant débute avec un traitement de 13 % au dessus du SMIC ?

  • Ignore-t-il qu'’il faut attendre 22 ans pour percevoir au 8ème échelon un traitement net de plus de 2000 euros ?

Le pacte de responsabilité prévoit de plus l'’exonération des cotisations patronales sur la branche famille de la sécurité sociale (35 milliards), c’'est une partie de notre salaire différé qui serait amputé.

Quand le ministre travaille à la réforme des statuts des enseignants, il vise à les inscrire localement dans le cadre d’'un forfait de 1607 heures, réglementation générale de la fonction publique. Pour mémoire, notre temps de travail actuellement dépasse 40 heures par semaine. C’est une dégradation des conditions de travail des personnels et un risque d'’annualisation pour de nombreux collègues que confirme les problèmes d'’organisation des remplacements et des compléments de temps partiel ainsi que la remise en cause du travail à temps partiel lui-même. Il n'’offre en réalité aucune amélioration des conditions de travail ni des rémunérations. Il s’agit d'’un recul pour tous.

Le SNUDI FO appuie les demandes de moyens supplémentaires pour éviter une nouvelle dégradation à la rentrée 2014.

FO appelle à la grève interprofessionnelle le 18 mars ; CGT, FSU et SUD s'’y associent.

Le 18 mars : réaffirmons nos revendications par la grève. 


Retrait du projet Peillon de refondation (statuts et rythmes scolaires), 


Les postes supprimés doivent être rendus et les postes nécessaires doivent être créés à hauteur des besoins, 


Les salaires augmentés, 


La sécurité sociale maintenue.