lundi 1 décembre 2014

Pétition pour défendre l'Education prioritaire en Saône et Loire

Alors que partout en France, les conditions de vie des familles des quartiers populaires se dégradent, la Ministre de l’Éducation tente une refonte de la carte de l’Éducation prioritaire à moyens constants...ce qui veut dire la sortie du dispositif d'établissements scolaires pour que d'autres l'intègrent à leur place. Ainsi, en Saône et Loire, le bassin du collège St Exupery à Mâcon, du collège St Exupery à Montceau les-Mines et deux groupes scolaires du quartier des Prés St Jean à Chalon sortiraient du dispositif.
Cette proposition, si elle était entérinée par le Recteur, conduirait à supprimer des moyens que nous jugeons déjà insuffisants et dégraderait encore les conditions de travail du personnel et les conditions de réussite des élèves.
Pourtant, la convention d'objectifs pour les quartiers prioritaires signée le 7 octobre 2013 entre le Ministre de la Ville, celui de l’Éducation Nationale et la Ministre déléguée à la réussite éducative pour la période 2013-2015 contient des engagements pour que la cartographie de la politique prioritaire de la ville concorde avec celle de l'éducation prioritaire.
Ainsi, à Chalon, il serait nécessaire de maintenir les groupes scolaires Kergomard et St Exupery mais aussi d'étendre le dispositif d'éducation prioritaire aux écoles Maurice Cortot, Anne Franck, Aubépins Nord et Sud, Romain Rolland et Jean Moulin, Clairs Logis, Pablo Neruda et Bourgogne Pierre Vaux. Or, à Chalon, le projet de la ministre de l’Éducation Nationale prévoit que seuls 140 élèves relèvent de l'éducation prioritaire, au lieu des 1500 relevant pourtant de la politique prioritaire de la ville.
Ainsi, à Mâcon il est totalement illégitime de faire sortir du dispositif les écoles Arc en ciel, Marcel Pagnol, Sonia Delaunay, Paul Eluard. et le collège St Exupery. Cela traduit un renoncement inacceptable pour les centaines d'élèves concernés alors que les besoins sont réels !
Ainsi à Montceau-les-Mines, le collège St Exupéry ne doit pas sortir de l'éducation prioritaire.

Accompagnés de syndicats enseignants du primaire et du secondaire, nous, personnels des établissements scolaires, parents, citoyens...préoccupés par l'avenir de tous les enfants, exigeons l'abandon du projet en cours sur l'éducation prioritaire !
Si la priorité est bien donnée à la jeunesse, nous demandons le maintien de tous les établissements actuellement dans les Réseaux d’Éducation Prioritaire et l'entrée de nouveaux établissements, au regard de la situation sociale des élèves des écoles et des collèges.
Cette pétition sera remise aux représentants de l'état et à nos élus.


Téléchargez la pétition intersyndicale

vendredi 21 novembre 2014

Conférence Nationale pour la suspension des décrets Peillon/Hamon

A l’initiative du SNUDI-FO avec la FNEC FP-FO et la FSPS-FO plus de 250 délégués enseignants et territoriaux ont participé à la Conférence
nationale pour la suspension immédiate de la mise en oeuvre des décrets Peillon/Hamon sur les rythmes scolaires et leur abrogation « On n’en peut plus, on en a assez. Il faut que ça cesse !”
Pendant 5 heures, un feu roulant de témoignages, tous plus accablants les uns que les autres, a dénoncé les conséquences catastrophiques de la généralisation, en cette rentrée, de la réforme des rythmes scolaires dans les écoles. Un tonnerre d’applaudissements a salué l’intervention
d’une déléguée qui s’est écriée « On n‘en peut plus. On en a assez. Il faut que ça cesse ! »
Chaque intervention a démenti les déclarations mensongères de la ministre
Chaque intervention a démenti les déclarations de la ministre qui affirme régulièrement que la réforme se passe bien, qu’elle est acceptée, qu’il n’y a aucun problème et que tout rentre dans l’ordre deux mois après la rentrée. La CGT éduc’action, présente, a pris la parole, avec l’aval de la CGT Services Publics qui ne pouvait être présente.
Tant les enseignants que les personnels territoriaux ont expliqué en détails avec des exemples précis, la dégradation de leurs conditions de travail, la remise en cause de la gratuité de l’école, de l’égalité d’accès à l’instruction, des règles de sécurité et du respect de la laïcité. Ils ont dénoncé entre autres le désordre, la confusion scolaire/périscolaire qui occasionne une perte de repères des élèves, la réquisition des salles de classe et des salles des maîtres par les mairies qui expulsent les Professeurs des Ecoles des locaux ainsi que la mutualisation d’office du matériel pédagogique, la remise en cause des 24 heures d’enseignement hebdo pour les titulaires remplaçants sans garantie de récupération, les refus de temps partiels, la dégradation de l’entretien des locaux scolaires du fait de l’affectation des ATSEM aux animations, alors que ces missions n’entrent pas dans leurs compétences…
Ils ont rapporté le stress et le mécontentement des familles face à la désorganisation des écoles, aux horaires différents chaque jour, aux activités sans intérêt, payantes, mal encadrées…
Autant de conséquences néfastes pour les conditions d’apprentissage des élèves et de facto pour les personnels, qui sont toutes, sans contestation aucune, engendrées par la réforme des rythmes scolaires.

Une délégation de la Conférence a été reçue

Les 250 délégués ont désigné une délégation mandatée qui s’est rendue chez la ministre à 17 h 00 pour lui exposer la situation catastrophique que subissent les enseignants et les fonctionnaires territoriaux dans les écoles. La délégation a demandé la suspension immédiate de la mise en place de la réforme et l’abrogation des décrets Peillon et Hamon.
« Vous ne nous laissez pas d’autre choix que d’amplifier la mobilisation, y compris par la grève ! »
Face au refus de la ministre de prendre en compte les faits accablants établis par la conférence et confirmés par toutes les enquêtes, la délégation a informé des décisions :
• de publier l’intégralité des interventions et de mandater la FNECFP-FO et la FSPS-FO pour
réunir à nouveau l’interfédérale FO-CGT-SUD et SNUipp sur les rythmes scolaires.
• de faire signer en masse une lettre ouverte à la ministre par les enseignants, les personnels territoriaux et les parents qui se conclut par « Vous ne nous laissez pas d’autre choix que d’amplifier la mobilisation, y compris par la grève ! ». En outre, la délégation ainformé le représentant de la Ministre que cette lettre sera également adressée aux associations d’élus.

retrouvez le compte-rendu complet de la conférence

mardi 30 septembre 2014

Réforme des rythmes scolaires : la désorganisation organisée


Les nouveaux rythmes scolaires, c’est le désordre à tous les niveaux

 

Ainsi, à Villeurbanne dans le Rhône, il a été fait appel à la police pour disperser un rassemblement de parents excédés par les conditions d’accueil de leurs enfants pendant les activités péri scolaires.
Ailleurs, ce sont des associations religieuses qui assurent ces activités.

On note ici qu’une personne âgée de 80 ans apprend la belote aux élèves, là que des cours de calligraphie sont mis en place pour des enfants de 3 ans.

Dans de nombreuses écoles, on ne compte plus les élèves qui sortent de l’enceinte scolaire alors qu’ils devraient y rester, qui restent alors qu’ils devraient partir, ce qui pose directement le problème de leur sécurité physique.

De nombreux parents font le constat que les activités qui étaient jusqu’à maintenant gratuites à l’école publique, deviennent payantes lorsqu’elles basculent dans le champ du périscolaire, y compris la sieste pour les enfants de maternelle.

Certains désinscrivent leur enfant de l’école publique pour le placer dans le privé.

D’autres parents font l’amalgame entre ces activités et les enseignants et s’en prennent à ces derniers.

De manière plus générale, les activités périscolaires se résument à des garderies quelquefois occupationnelles. Le constat général c’est que les élèves sont plus fatigués qu’auparavant et donc moins disponibles pour apprendre.

Les garanties statutaires et les conditions de travail des enseignants dégradées

Concernant les enseignants, le constat est accablant. Ce sont leurs garanties statutaires et leurs conditions de travail qui sont considérablement remises en cause.

Pour tous les enseignants, cette réforme se traduit par un jour de plus de travail le mercredi matin et la convocation d’animations pédagogiques le mercredi après midi.

Après avoir introduit des horaires différenciés d’une école à une autre, le ministère a publié cet été un décret (litigieux car contradictoire au décret « fonction publique ») introduisant l’annualisation du temps d’enseignement pour tous les PE exerçant sur plusieurs écoles dont les titulaires remplaçants.
Dans de très nombreuses écoles, les enseignants se retrouvent en situation de surveillance des élèves qui attendent d’être pris en charge pour les activités périscolaires, effectuant ainsi des heures supplémentaires non rétribuées.

Les problèmes de réquisition de salles de classe pour assurer les activités périscolaires se multiplient.
Dans ces conditions, le SNUDI-FO réaffirme que la suspension de la réforme en vue de l’abrogation des décrets Peillon-Hamon constitue une urgence pour rétablir la sérénité dans les écoles du pays. C’est la raison pour laquelle il apporte tout son soutien aux initiatives en cours.

Comme à Argenteuil dans le Val-d’-Oise où le SNUDI-FO, le SNUipp, la CGT et la FCPE appellent à un rassemblement à la mairie le 17 septembre « contre la réforme des rythmes et son application ».

mercredi 25 juin 2014

Application Arc-en-Ciel : Pas d'obligation

Comme les feuilles mortes, l'application ARC-EN-CIEL revient régulièrement se rappeler au bon souvenir des directeurs.

Cette application académique est présentée comme une aide pour le pilotage de l'école pour les directeurs.
En fait, elle permet surtout à l'administration toutes sortes de statistiques plus ou moins utiles.

La position du SNUDI-FO 71

compte-tenu du fait :

  • que cette application est académique et non nationale (et que par conséquent, elle ne peut revêtir un caractère obligatoire),
  • que cette nouvelle tâche doit être réalisée sans moyens supplémentaires et dans des délais restreints,
  • et surtout que cette application présente un intérêt très réduit pour les directeurs et les équipes d'école,

Le SNUDI-FO 71 appelle les directeurs d'école à ne remplir ce document que sur la base du plus strict volontariat.
Le SNUDI-FO 71 appelle les directeurs d'école à nous informer de toute tentative de pression de la part de la hiérarchie.

Pour information : les trois syndicats siégeant en CAPD avait pris une position similaire l'an passé.

Le bureau du SNUDI-FO 71

jeudi 19 juin 2014

A propos de la grève des cheminots : communiqué de l'Union Régionale d'Ile de France FO

MOBILISATION MAXIMUM!
LE 19 JUIN 2014


L’URIF FO qui soutient depuis le début de la grève les cheminots qui revendiquent pour maintenir et développer le service public, considère que le gouvernement cherche à les isoler en attisant toutes les attaques contre eux.

Ils ne sont pas isolés quand nous constatons tous les mécontentements qui se traduisent par des mouvements de grève et de manifestation. C’est vrai dans l’Industrie où des milliers d’emplois sont supprimés et où les entreprises sont quelquefois sacrifiées ; C’est vrai à l’Éducation Nationale où les volontés de mettre en place à marche forcée les contre-réformes Peillon et Hamon, entrainent des difficultés majeures pour les enfants et les enseignants ; C’est vrai dans les Hôpitaux où les fermetures de services et même d’hôpitaux dégradent un peu plus chaque jour la situation des malades et des personnels ; C’est vrai à la Sécurité Sociale où les « économies de gestion » qui se sont multipliées au fil des années font disparaitre des structures d’accueil, de soins etc… entrainant des conditions de travail terriblement dégradées ; C’est vrai dans quasiment tous les secteurs de la fonction publique où les annonces, faites encore aujourd’hui, sont celles de la suppression de dizaines de milliers d’emplois avec les conséquences que cela aura sur la population et les agents.

Les cheminots ne sont pas isolés ; Les cheminots vivent la même situation que tous ceux que nous venons de citer.

Les travailleurs dans l’ensemble sont solidaires de la lutte engagée par leurs camarades cheminots et comme à l’URIF FO disent « RETRAIT de la Contre-réforme du ferroviaire ».

La démonstration en sera faite demain jeudi 19 juin 2014. L’URIF FO appelle l’ensemble des syndicats FO à participer à la manifestation interprofessionnelle qui se mobilise pour soutenir les cheminots, elle partira à 11h30 de Montparnasse (Place du 18 juin) pour se rendre à Invalides.

DISONS CLAIREMENT NON A LA VOLONTÉ
DU GOUVERNEMENT D’ISOLER LES CHEMINOTS !

AFFIRMONS EN MANIFESTANT AVEC EUX

RETRAIT DE LA CONTRE REFORME


Paris, le 18 juin 2014

mardi 3 juin 2014

Benoit Hamon met les deux pieds dans les pas de Vincent Peillon !

Le ministre a choisi de s’adresser dans une « lettre aux membres de la communauté éducative », le 21 mai, aux personnels enseignants, non enseignants, parents, élèves, pour dire qu’il choisit de mener jusqu’au bout la politique de la loi de refondation de l’école. Le Premier ministre continue et aggrave la politique d’austérité en application du Pacte de Responsabilité, Benoît Hamon applique.

Ce n’est pas ce qu’attendaient les personnels de leur nouveau ministre. Ils attendaient plutôt qu’il entame les nécessaires discussions pour répondre aux revendications. Ils souhaitaient que cesse ce cycle de réformes, de décrets qui chaque jour détruisent un peu plus l’École et le statut de ses personnels au nom de la refondation.

A l’opposé, B. Hamon choisit de poursuivre les contre-réformes de ses prédécesseurs et de mettre « ses pas dans ceux de V. Peillon » comme il l’avait annoncé lors de sa prise de fonction.

Le ministre confirme dans sa lettre :
- La généralisation en 2014 des rythmes solaires, ses 5 matinées, ses activités territoriales pédagogiques et la destruction du statut de professeur des écoles qui en découle. Et cela, alors que la réforme est rejetée, que les rassemblements se poursuivent, que la demande d’abrogation est reprise dans toutes les écoles avec l’interfédérale des personnels de l’Etat et territoriaux FO, CGT, SUD qui se réunit à nouveau le 26 mai. Le SNUipp- FSU, invité à cette réunion intersyndicale, ne s'y est pas rendu.
- La mise en place de l’école du socle et de ses nouveaux programmes en primaire et au collège achevant ainsi la destruction de l’enseignement disciplinaire pour faire place à un enseignement par compétences pour «une culture commune» (…) point de départ pour les élèves «pour poursuivre leur formation tout au long de la vie»*.
- Les cycles dont celui CM1, CM2, 6ème, les conseils de cycle, mesures qui conduisent rapidement à fusionner tous les statuts des personnels pour aller vers le statut unique d’enseignants des premier et second degrés aux obligations réglementaires de service identiques et aux missions communes.
- Au nom de l’égalité, la poursuite de la refondation de l’éducation prioritaire, laboratoire de casse du statut national, des horaires, des disciplines.
- La refondation de la formation des stagiaires dans les écoles supérieures du professorat et de l’éducation avec un recrutement de titulaires à bac + 5 et une perte de salaire mensuel de 400 € alors qu’il manque déjà 800 professeurs de mathématiques et 25% de professeurs des écoles à la session 2014 avancée.
-Au nom du décrochage scolaire, la politique d’inclusion c’est-à-dire la destruction de l’enseignement spécialisé (SEGPA, EREA, UPE2A, etc.).
- La poursuite de la régionalisation de l’enseignement professionnel pour adapter « l’offre de formation » aux bassins d’emplois.
Pour FO, Benoît Hamon fait un mauvais choix. Il eut mieux valu exprimer aux personnels « sa reconnaissance dans leur engagement » en prenant en compte leurs conditions de travail et de rémunération, en respectant leur indépendance pédagogique et leur identité professionnelle, en renonçant aux décrets dont personne ne veut, en ouvrant tout de suite des discussions sur les revendications. Le pacte de responsabilité, d’économies à tous les étages se trouve confirmé dans ces mesures.
Pour FO, mettre ses pas dans et avec l’Ecole de la République ce n’est ni la détruire, ni s’en servir comme variable d’ajustement.
FO appelle les personnels à poursuivre les prises de position pour dire au ministre : retrait de toutes les mesures qui s’inscrivent dans le pacte de responsabilité, augmentation du point d’indice, retrait de tous les dispositifs qui, en s’attaquant aux statuts et missions des personnels, fragilisent l’Ecole de la République. La satisfaction des revendications, c’est agir pour maintenir l’Ecole de la République.
* Projet du Conseil supérieur des programmes rendu public dans Le Monde du 12 mai 2014.

vendredi 11 avril 2014

Le SNUDI-FO s'adresse au Ministre

Rythmes scolaires
Le seul « assouplissement » possible, c’est l’abrogation !


Monsieur le Ministre,

Vous venez d’être nommé. Le 12 février 2013, le 14 novembre 2013, le 5 décembre 2013 et à de multiples reprises dans les départements, les enseignants des écoles et les agents territoriaux, avec leurs syndicats et leurs fédérations (FO, CGT, SUD et SNUipp) ont montré leur opposition au dispositif sur les nouveaux rythmes scolaires voulus par votre prédécesseur.
Ils ont été très souvent soutenus par des parents d’élève et des élus municipaux.


La mise en œuvre du décret du 24 janvier entraîne :
une inégalité sur le territoire national et une dégradation des conditions de travail des enseignants ;
une remise en cause des droits statutaires, notamment par le projet de décret annualisant les obligations de service des titulaires remplaçants (contre lequel FO, SNUipp, CGT et SUD ont voté au CTM), par la confusion entre le scolaire et le périscolaire et la mise sous tutelle des enseignants par les collectivités locales.

Ce décret provoque inquiétude et rejet de la part des enseignants, des parents et de nombreux élus locaux. 
Le 8 avril dernier, le Premier ministre lors de son discours de politique générale à l’Assemblée nationale, a annoncé un « assouplissement du cadre réglementaire des rythmes».
Le seul « assouplissement » possible, c’est l’abrogation pure et simple du décret du 24 janvier 2013. C’est ce que nous vous demandons Monsieur le Ministre.