A l’initiative du SNUDI-FO avec la FNEC FP-FO et la FSPS-FO plus de 250 délégués enseignants et territoriaux ont participé à la Conférence
nationale pour la suspension immédiate de la mise en oeuvre des décrets Peillon/Hamon sur les rythmes scolaires et leur abrogation « On n’en peut plus, on en a assez. Il faut que ça cesse !”
Pendant 5 heures, un feu roulant de témoignages, tous plus accablants les uns que les autres, a dénoncé les conséquences catastrophiques de la généralisation, en cette rentrée, de la réforme des rythmes scolaires dans les écoles. Un tonnerre d’applaudissements a salué l’intervention
d’une déléguée qui s’est écriée « On n‘en peut plus. On en a assez. Il faut que ça cesse ! »
Chaque intervention a démenti les déclarations mensongères de la ministre
Chaque intervention a démenti les déclarations de la ministre qui affirme régulièrement que la réforme se passe bien, qu’elle est acceptée, qu’il n’y a aucun problème et que tout rentre dans l’ordre deux mois après la rentrée. La CGT éduc’action, présente, a pris la parole, avec l’aval de la CGT Services Publics qui ne pouvait être présente.
Tant les enseignants que les personnels territoriaux ont expliqué en détails avec des exemples précis, la dégradation de leurs conditions de travail, la remise en cause de la gratuité de l’école, de l’égalité d’accès à l’instruction, des règles de sécurité et du respect de la laïcité. Ils ont dénoncé entre autres le désordre, la confusion scolaire/périscolaire qui occasionne une perte de repères des élèves, la réquisition des salles de classe et des salles des maîtres par les mairies qui expulsent les Professeurs des Ecoles des locaux ainsi que la mutualisation d’office du matériel pédagogique, la remise en cause des 24 heures d’enseignement hebdo pour les titulaires remplaçants sans garantie de récupération, les refus de temps partiels, la dégradation de l’entretien des locaux scolaires du fait de l’affectation des ATSEM aux animations, alors que ces missions n’entrent pas dans leurs compétences…
Ils ont rapporté le stress et le mécontentement des familles face à la désorganisation des écoles, aux horaires différents chaque jour, aux activités sans intérêt, payantes, mal encadrées…
Autant de conséquences néfastes pour les conditions d’apprentissage des élèves et de facto pour les personnels, qui sont toutes, sans contestation aucune, engendrées par la réforme des rythmes scolaires.
Une délégation de la Conférence a été reçue
Les 250 délégués ont désigné une délégation mandatée qui s’est rendue chez la ministre à 17 h 00 pour lui exposer la situation catastrophique que subissent les enseignants et les fonctionnaires territoriaux dans les écoles. La délégation a demandé la suspension immédiate de la mise en place de la réforme et l’abrogation des décrets Peillon et Hamon.
« Vous ne nous laissez pas d’autre choix que d’amplifier la mobilisation, y compris par la grève ! »
Face au refus de la ministre de prendre en compte les faits accablants établis par la conférence et confirmés par toutes les enquêtes, la délégation a informé des décisions :
• de publier l’intégralité des interventions et de mandater la FNECFP-FO et la FSPS-FO pour
réunir à nouveau l’interfédérale FO-CGT-SUD et SNUipp sur les rythmes scolaires.
• de faire signer en masse une lettre ouverte à la ministre par les enseignants, les personnels territoriaux et les parents qui se conclut par « Vous ne nous laissez pas d’autre choix que d’amplifier la mobilisation, y compris par la grève ! ». En outre, la délégation ainformé le représentant de la Ministre que cette lettre sera également adressée aux associations d’élus.
retrouvez le compte-rendu complet de la conférence
vendredi 21 novembre 2014
mardi 30 septembre 2014
Réforme des rythmes scolaires : la désorganisation organisée
Les nouveaux rythmes scolaires, c’est le désordre à tous les niveaux
Ainsi, à Villeurbanne dans le Rhône, il a été fait appel à la police pour disperser un rassemblement de parents excédés par les conditions d’accueil de leurs enfants pendant les activités péri scolaires.
Ailleurs, ce sont des associations religieuses qui assurent ces activités.
On note ici qu’une personne âgée de 80 ans apprend la belote aux élèves, là que des cours de calligraphie sont mis en place pour des enfants de 3 ans.
Dans de nombreuses écoles, on ne compte plus les élèves qui sortent de l’enceinte scolaire alors qu’ils devraient y rester, qui restent alors qu’ils devraient partir, ce qui pose directement le problème de leur sécurité physique.
De nombreux parents font le constat que les activités qui étaient jusqu’à maintenant gratuites à l’école publique, deviennent payantes lorsqu’elles basculent dans le champ du périscolaire, y compris la sieste pour les enfants de maternelle.
Certains désinscrivent leur enfant de l’école publique pour le placer dans le privé.
D’autres parents font l’amalgame entre ces activités et les enseignants et s’en prennent à ces derniers.
De manière plus générale, les activités périscolaires se résument à des garderies quelquefois occupationnelles. Le constat général c’est que les élèves sont plus fatigués qu’auparavant et donc moins disponibles pour apprendre.
Les garanties statutaires et les conditions de travail des enseignants dégradées
Concernant les enseignants, le constat est accablant. Ce sont leurs garanties statutaires et leurs conditions de travail qui sont considérablement remises en cause.Pour tous les enseignants, cette réforme se traduit par un jour de plus de travail le mercredi matin et la convocation d’animations pédagogiques le mercredi après midi.
Après avoir introduit des horaires différenciés d’une école à une autre, le ministère a publié cet été un décret (litigieux car contradictoire au décret « fonction publique ») introduisant l’annualisation du temps d’enseignement pour tous les PE exerçant sur plusieurs écoles dont les titulaires remplaçants.
Dans de très nombreuses écoles, les enseignants se retrouvent en situation de surveillance des élèves qui attendent d’être pris en charge pour les activités périscolaires, effectuant ainsi des heures supplémentaires non rétribuées.
Les problèmes de réquisition de salles de classe pour assurer les activités périscolaires se multiplient.
Dans ces conditions, le SNUDI-FO réaffirme que la suspension de la réforme en vue de l’abrogation des décrets Peillon-Hamon constitue une urgence pour rétablir la sérénité dans les écoles du pays. C’est la raison pour laquelle il apporte tout son soutien aux initiatives en cours.
Comme à Argenteuil dans le Val-d’-Oise où le SNUDI-FO, le SNUipp, la CGT et la FCPE appellent à un rassemblement à la mairie le 17 septembre « contre la réforme des rythmes et son application ».
mercredi 25 juin 2014
Application Arc-en-Ciel : Pas d'obligation
Comme les feuilles mortes, l'application ARC-EN-CIEL revient
régulièrement se rappeler au bon souvenir des directeurs.
Cette application académique est présentée comme une aide pour le pilotage de l'école pour les directeurs.
En fait, elle permet surtout à l'administration toutes sortes de statistiques plus ou moins utiles.
La position du SNUDI-FO 71
compte-tenu du fait :
Le SNUDI-FO 71 appelle les directeurs d'école à ne remplir ce document que sur la base du plus strict volontariat.
Le SNUDI-FO 71 appelle les directeurs d'école à nous informer de toute tentative de pression de la part de la hiérarchie.
Pour information : les trois syndicats siégeant en CAPD avait pris une position similaire l'an passé.
Le bureau du SNUDI-FO 71
Cette application académique est présentée comme une aide pour le pilotage de l'école pour les directeurs.
En fait, elle permet surtout à l'administration toutes sortes de statistiques plus ou moins utiles.
La position du SNUDI-FO 71
compte-tenu du fait :
- que cette application est académique et non nationale (et que par conséquent, elle ne peut revêtir un caractère obligatoire),
- que cette nouvelle tâche doit être réalisée sans moyens supplémentaires et dans des délais restreints,
- et surtout que cette application présente un intérêt très réduit pour les directeurs et les équipes d'école,
Le SNUDI-FO 71 appelle les directeurs d'école à ne remplir ce document que sur la base du plus strict volontariat.
Le SNUDI-FO 71 appelle les directeurs d'école à nous informer de toute tentative de pression de la part de la hiérarchie.
Pour information : les trois syndicats siégeant en CAPD avait pris une position similaire l'an passé.
Le bureau du SNUDI-FO 71
jeudi 19 juin 2014
A propos de la grève des cheminots : communiqué de l'Union Régionale d'Ile de France FO
LE
19 JUIN 2014
L’URIF
FO qui soutient depuis le début de la grève les cheminots qui
revendiquent pour maintenir et développer le service public,
considère que le gouvernement cherche à les isoler en attisant
toutes les attaques contre eux.
Ils
ne sont pas isolés quand nous constatons tous les mécontentements
qui se traduisent par des mouvements de grève et de manifestation.
C’est vrai dans l’Industrie où des milliers d’emplois sont
supprimés et où les entreprises sont quelquefois sacrifiées ;
C’est vrai à l’Éducation Nationale où les volontés de mettre
en place à marche forcée les contre-réformes Peillon et Hamon,
entrainent des difficultés majeures pour les enfants et les
enseignants ; C’est vrai dans les Hôpitaux où les fermetures
de services et même d’hôpitaux dégradent un peu plus chaque jour
la situation des malades et des personnels ; C’est vrai à la
Sécurité Sociale où les « économies de gestion » qui
se sont multipliées au fil des années font disparaitre des
structures d’accueil, de soins etc… entrainant des conditions de
travail terriblement dégradées ; C’est vrai dans quasiment
tous les secteurs de la fonction publique où les annonces, faites
encore aujourd’hui, sont celles de la suppression de dizaines de
milliers d’emplois avec les conséquences que cela aura sur la
population et les agents.
Les
cheminots ne sont pas isolés ; Les cheminots vivent la même
situation que tous ceux que nous venons de citer.
Les
travailleurs dans l’ensemble sont solidaires de la lutte engagée
par leurs camarades cheminots et comme à l’URIF FO disent
« RETRAIT de la
Contre-réforme du ferroviaire ».
La
démonstration en sera faite demain jeudi 19 juin 2014. L’URIF FO
appelle l’ensemble des syndicats FO à participer à la
manifestation interprofessionnelle qui se mobilise pour soutenir les
cheminots, elle partira à 11h30 de Montparnasse (Place du 18 juin)
pour se rendre à Invalides.
DISONS
CLAIREMENT NON A LA VOLONTÉ
DU
GOUVERNEMENT D’ISOLER LES CHEMINOTS !
AFFIRMONS
EN MANIFESTANT AVEC EUX
RETRAIT
DE LA CONTRE REFORME
Paris,
le 18 juin 2014
mardi 3 juin 2014
Benoit Hamon met les deux pieds dans les pas de Vincent Peillon !
Le ministre a choisi de
s’adresser dans une «
lettre aux membres de la communauté éducative », le 21 mai, aux personnels enseignants,
non enseignants, parents, élèves, pour dire qu’il choisit de
mener jusqu’au bout la politique de la loi de refondation de
l’école. Le Premier ministre continue et aggrave la politique
d’austérité en application du Pacte de Responsabilité, Benoît
Hamon applique.
Ce
n’est pas ce qu’attendaient les personnels de leur
nouveau ministre. Ils attendaient plutôt qu’il entame
les nécessaires discussions pour répondre aux
revendications. Ils souhaitaient que cesse ce cycle de
réformes, de décrets qui chaque jour détruisent un peu
plus l’École et le statut de ses personnels au nom de la
refondation.
A
l’opposé, B. Hamon choisit de poursuivre les
contre-réformes de ses prédécesseurs et de mettre « ses
pas dans ceux de V. Peillon » comme il l’avait annoncé
lors de sa prise de fonction.
Le
ministre confirme dans sa lettre :
- La
généralisation en 2014 des rythmes solaires, ses 5
matinées, ses activités territoriales pédagogiques et la
destruction du statut de professeur des écoles qui en
découle. Et cela, alors que la réforme est rejetée, que
les rassemblements se poursuivent, que la demande
d’abrogation est reprise dans toutes les écoles avec
l’interfédérale des personnels de l’Etat et territoriaux
FO, CGT, SUD qui se réunit à nouveau le 26 mai. Le
SNUipp- FSU, invité à cette réunion intersyndicale, ne
s'y est pas rendu.
-
La mise en place de l’école du socle et de ses
nouveaux programmes en primaire et au collège achevant
ainsi la destruction de l’enseignement disciplinaire
pour faire place à un enseignement par compétences
pour «une
culture commune» (…) point de départ pour les élèves «pour
poursuivre leur formation tout au long de la vie»*.
- Les
cycles dont celui CM1, CM2, 6ème, les conseils de cycle,
mesures qui conduisent rapidement à fusionner tous les
statuts des personnels pour aller vers le statut unique
d’enseignants des premier et second degrés aux
obligations réglementaires de service identiques et aux
missions communes.
- Au
nom de l’égalité, la poursuite de la refondation de
l’éducation prioritaire, laboratoire de casse du statut
national, des horaires, des disciplines.
- La
refondation de la formation des stagiaires dans les
écoles supérieures du professorat et de l’éducation avec
un recrutement de titulaires à bac + 5 et une perte de
salaire mensuel de 400 € alors qu’il manque déjà 800
professeurs de mathématiques et 25% de professeurs des
écoles à la session 2014 avancée.
-Au
nom du décrochage scolaire, la politique d’inclusion
c’est-à-dire la destruction de l’enseignement spécialisé
(SEGPA, EREA, UPE2A, etc.).
- La
poursuite de la régionalisation de l’enseignement
professionnel pour adapter « l’offre de formation » aux
bassins d’emplois.
Pour
FO, Benoît Hamon fait un mauvais choix. Il eut mieux
valu exprimer aux personnels « sa reconnaissance dans leur
engagement »
en prenant en compte leurs conditions de travail et de
rémunération, en respectant leur indépendance
pédagogique et leur identité professionnelle, en
renonçant aux décrets dont personne ne veut, en
ouvrant tout de suite des discussions sur les
revendications. Le pacte de responsabilité,
d’économies à tous les étages se trouve confirmé dans
ces mesures.
Pour
FO, mettre ses pas dans et avec l’Ecole de la République
ce n’est ni la détruire, ni s’en servir comme variable
d’ajustement.
FO
appelle les personnels à poursuivre les prises de
position pour dire au ministre : retrait de toutes les
mesures qui s’inscrivent dans le pacte de
responsabilité, augmentation du point d’indice, retrait
de tous les dispositifs qui, en s’attaquant aux statuts
et missions des personnels, fragilisent l’Ecole de la
République. La satisfaction des revendications, c’est
agir pour maintenir l’Ecole de la République.
*
Projet du Conseil supérieur des programmes rendu
public dans Le Monde du 12 mai 2014.
vendredi 11 avril 2014
Le SNUDI-FO s'adresse au Ministre
Le
seul « assouplissement »
possible, c’est l’abrogation !
Monsieur
le Ministre,
Vous
venez d’être nommé. Le 12 février 2013, le 14 novembre 2013, le
5 décembre 2013 et à de multiples reprises dans les départements,
les enseignants des écoles et les agents territoriaux, avec leurs
syndicats et leurs fédérations (FO, CGT, SUD et SNUipp) ont montré
leur opposition au dispositif sur les nouveaux rythmes scolaires
voulus par votre prédécesseur.
Ils
ont été très souvent soutenus par des parents d’élève et des
élus municipaux.
La
mise en œuvre du décret du 24 janvier entraîne :
►
une inégalité sur
le territoire national et une dégradation des conditions de travail
des enseignants ;
►
une remise en cause
des droits statutaires, notamment par le projet de décret
annualisant les obligations de service des titulaires remplaçants
(contre lequel FO, SNUipp, CGT et SUD ont voté au CTM), par la
confusion entre le scolaire et le périscolaire et la mise sous
tutelle des enseignants par les collectivités locales.
Ce
décret provoque inquiétude et rejet de la part des enseignants, des
parents et de nombreux élus locaux.
Le
8 avril dernier, le Premier ministre lors de son discours de
politique générale à l’Assemblée nationale, a annoncé un
« assouplissement du cadre réglementaire des rythmes».
Le
seul « assouplissement » possible, c’est l’abrogation
pure et simple du décret du 24 janvier 2013. C’est ce que nous
vous demandons Monsieur le Ministre.
jeudi 3 avril 2014
La FNECFP-FO s’adresse aux nouveaux ministres
Dans les élections municipales s’est exprimé avec force le refus des salariés de continuer à subir la politique d’austérité contre les salaires, contre les services publics et contre la sécurité sociale, portée par le pacte de responsabilité. Dès le lendemain, le Président de la République a confirmé cette orientation et mis en place un « gouvernement de combat » dirigé par un Premier ministre qui annonce vouloir « aller plus vite et plus loin ».
Pour la FNEC FP-FO, il n’y a rien à attendre pour les revendications légitimes des salariés qu’une confirmation, voire l’aggravation de la politique de rigueur et d’austérité contenue dans le pacte de
responsabilité.
La grève interprofessionnelle et les manifestations du 18 mars dont Force Ouvrière a pris l’initiative ont clairement exprimé le refus des salariés d’en subir davantage en matière de remise en cause de leurs garanties et acquis.
La FNEC FP-FO a demandé audience auprès de tous les ministres de son champ de syndicalisation (Education nationale, Enseignement supérieur et Recherche, Culture, Jeunesse et Sports) pour exprimer les revendications et les attentes des salariés.
Concernant l’Education nationale et l’Enseignement supérieur, le ministre Benoît Hamon a sur son bureau les dossiers importants que lui a laissés son prédécesseur en application de sa loi de refondation de l’école, loi de territorialisation que FO a rejetée avec la très grande majorité des personnels.
Sur les rythmes scolaires, sur les décrets statutaires des personnels enseignants du second degré, sur les universités, les dossiers ne sont pas clos ; les personnels de toutes catégories restent mobilisés.
FO demande la réouverture de négociations, la remise à plat des dossiers et la satisfaction des revendications.
De même, la FNEC FP-FO demande au nouveau ministre de satisfaire les revendications en matière de créations de postes de la maternelle à l’université pour faire face aux besoins.
La mise en oeuvre de la réforme sur les rythmes scolaires doit être suspendue.
Les décrets statutaires qui ouvrent vers l’annualisation du temps de travail, la territorialisation des obligations de service, l’introduction de régimes indemnitaires définis localement, ne doivent pas être publiés et les discussions doivent reprendre.
Concernant les universités, la FNEC FP-FO demande l’arrêt des fusions et regroupements d’établissements initiées sous Madame Pécresse et amplifiées par la loi LRU2 de Madame Fioraso.
Les personnels de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Culture, de la Formation professionnelle, de la Jeunesse et des Sports attendent que soit interrompue la mise en oeuvre des contre-réformes qui déstabilisent le fonctionnement du service public à tous les niveaux et remettent en cause leurs garanties statutaires.
C’est dans ce cadre que la FNEC FP-FO est disponible pour discuter avec les ministres concernés.
La FNEC FP-FO demande à ses syndicats de maintenir à tous les niveaux la mobilisation des
salariés pour la satisfaction des revendications.
Pour l’augmentation générale des salaires, pour l’arrêt des suppressions de postes et la création des postes nécessaires, pour la préservation de la sécurité sociale, pour la défense des services publics et républicains, du statut général de la fonction publique et des statuts particuliers, il n’y a pas d’autre voie que d’élargir le rapport de forces pour imposer la rupture avec le pacte de responsabilité, la politique d’austérité et tous leurs avatars.
Montreuil, le 3 avril 2014
Pour la FNEC FP-FO, il n’y a rien à attendre pour les revendications légitimes des salariés qu’une confirmation, voire l’aggravation de la politique de rigueur et d’austérité contenue dans le pacte de
responsabilité.
La grève interprofessionnelle et les manifestations du 18 mars dont Force Ouvrière a pris l’initiative ont clairement exprimé le refus des salariés d’en subir davantage en matière de remise en cause de leurs garanties et acquis.
La FNEC FP-FO a demandé audience auprès de tous les ministres de son champ de syndicalisation (Education nationale, Enseignement supérieur et Recherche, Culture, Jeunesse et Sports) pour exprimer les revendications et les attentes des salariés.
Concernant l’Education nationale et l’Enseignement supérieur, le ministre Benoît Hamon a sur son bureau les dossiers importants que lui a laissés son prédécesseur en application de sa loi de refondation de l’école, loi de territorialisation que FO a rejetée avec la très grande majorité des personnels.
Sur les rythmes scolaires, sur les décrets statutaires des personnels enseignants du second degré, sur les universités, les dossiers ne sont pas clos ; les personnels de toutes catégories restent mobilisés.
FO demande la réouverture de négociations, la remise à plat des dossiers et la satisfaction des revendications.
De même, la FNEC FP-FO demande au nouveau ministre de satisfaire les revendications en matière de créations de postes de la maternelle à l’université pour faire face aux besoins.
La mise en oeuvre de la réforme sur les rythmes scolaires doit être suspendue.
Les décrets statutaires qui ouvrent vers l’annualisation du temps de travail, la territorialisation des obligations de service, l’introduction de régimes indemnitaires définis localement, ne doivent pas être publiés et les discussions doivent reprendre.
Concernant les universités, la FNEC FP-FO demande l’arrêt des fusions et regroupements d’établissements initiées sous Madame Pécresse et amplifiées par la loi LRU2 de Madame Fioraso.
Les personnels de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Culture, de la Formation professionnelle, de la Jeunesse et des Sports attendent que soit interrompue la mise en oeuvre des contre-réformes qui déstabilisent le fonctionnement du service public à tous les niveaux et remettent en cause leurs garanties statutaires.
C’est dans ce cadre que la FNEC FP-FO est disponible pour discuter avec les ministres concernés.
La FNEC FP-FO demande à ses syndicats de maintenir à tous les niveaux la mobilisation des
salariés pour la satisfaction des revendications.
Pour l’augmentation générale des salaires, pour l’arrêt des suppressions de postes et la création des postes nécessaires, pour la préservation de la sécurité sociale, pour la défense des services publics et républicains, du statut général de la fonction publique et des statuts particuliers, il n’y a pas d’autre voie que d’élargir le rapport de forces pour imposer la rupture avec le pacte de responsabilité, la politique d’austérité et tous leurs avatars.
Montreuil, le 3 avril 2014
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