mardi 20 janvier 2015

Carte scolaire 2015 en Saône et Loire

La ministre a confirmé à la CAPN du 8 janvier que toutes les opérations de carte scolaire sont reportées après les élections cantonales.

La dotation :

2511 ETP pour 23 400 élèves supplémentaires prévus par les services du ministre pour la rentrée 2015.

Derrière ces chiffres, il y a une réalité bien différente : Ainsi les chiffres officiels font apparaître qu'entre septembre 2011 et septembre 2014 le nombre de PE a augmenté de 894 alors que, dans le même temps, le nombre d'élèves a augmenté de 70 500. Ceci représente donc en moyenne 1 PE supplémentaire pour 78,9 élèves en plus!

Dans tous les départements, ce manque de postes entraîne :

- des effectifs en hausse dans les classes,

- un manque dramatique de remplaçants avec un peu plus de 300 postes supplémentaires de titulaires-remplaçants. En comparaison avec l’année 2008, le déficit est d’environ 2000 postes de titulaires-remplaçants !

- des RASED disloqués. Les 2511 ETP annoncés vont être amputés des moyens affectés à différents dispositifs de mise en œuvre de la « refondation » de l'école notamment le dispositif « plus de maître que de classe » que les DASEN utilisent pour ne pas ouvrir de classes, de postes de RASED ou de TR. Le nombre de postes pour accueillir les élèves supplémentaires dans les classes va donc être extrêmement réduit.


Concrètement, le Rectorat de Dijon vient d'annoncer ses décisions : la Saône et Loire doit rendre 3 postes.
A cela, il faut ajouter les créations de postes nécessaires ainsi que la volonté de notre DASEN de créer des postes de Brigades et de surnuméraires. Donc sans trop extrapoler, une vingtaine de classes, au minimum, est menacée de fermeture.
Le SNUDI FO 71 invite les collègues à nous adresser leur dossier et nous les aiderons à prendre toutes les initiatives (pétitions, assemblées avec les parents, délégations, grève) pour obtenir les ouvertures légitimes ou l'annulation des fermetures envisagées.


Une méthode que la ministre entend généraliser : la convention Cantal.

En zone urbaine cela se traduit par la rupture du principe d'une école par quartier.
En zone rurale le principe d'une école par commune n'est plus respecté avec en particulier la disparition des écoles de 1 à 4 classes avec la multiplication des RPI. La généralisation de l'expérimentation ne peut qu'amplifier le processus de réduction du nombre d'école déjà engagé donc du nombre de postes (directeur et adjoint). En 2013, 357 communes ont perdu leur école et 23 066 communes sur 36 689 possèdent encore une école. C'est donc 32% des communes qui n'ont déjà plus d'école. C'est tout le maillage du territoire national qui est remis en cause.

Cette expérimentation dans le département du Cantal d'une convention entre le ministère de l'Éducation nationale et l'association des élus du Cantal, transfère à cette dernière la responsabilité et la décision d'implantation des postes des enseignants du 1er degré en échange de regroupements et de mutualisation d'école et d'une territorialisation accrue. Les élus vont donc gérer l'implantation des postes d'enseignants.

L'austérité, le pacte de responsabilité et la remise en cause des statuts s'incarnent dans l'Éducation Nationale par la loi de refondation et la reforme des rythmes scolaire dont le SNUDI-FO demande toujours l'abrogation.

mardi 6 janvier 2015

Avec le nouveau « référentiel métier », les directeurs d’école sont-ils encore fonctionnaires d’État ? Une nouvelle étape dans la territorialisation

La ministre a publié au BO spécial n° 7 du 11 décembre trois textes relatifs aux missions et à la formation des directeurs, sans que le SNUDI-FO n’ait été consulté.

Alors que le décret du 24 février 1989, toujours en vigueur, définit en une page les missions et les tâches du directeur d’école, le référentiel publié le 11 décembre organise en trois pages et sept pages d’annexes le transfert sur les directeurs de toute une série de compétences assurées aujourd’hui par l’État.

Ce référentiel s’inscrit dans la mise en œuvre de la « refondation de l’école », de la « réorganisation de la formation des enseignants » et de la « nouvelle organisation du temps scolaires des écoles ». Il devient l’instrument de la mise en place des rythmes scolaires dans l’école sous la double autorité de l’Éducation nationale et des élus politiques territoriaux.


La ministre ajoute toutes les tâches liées à la « refondation »…

Le décret de 1989 précisait que le directeur pouvait participer à la formation des futurs directeurs. Désormais, il devra en plus veiller, avec le concours de l’équipe pédagogique, à la bonne intégration des stagiaires et étudiants de l’ESPE affectés à l’école et devra s’assurer du bon déroulement de leur stage. Une manière d’ajouter aux tâches du directeur une partie « formation du personnel » habituellement du ressort des autorités de l’Éducation nationale.

Il « veille » à la mise en œuvre des PPRE, « d’actions particulières pour les élèves allophones » il « détermine (…) les aménagements (…) nécessaires pour le PPS » et « le plan d’accompagnement personnalisé (PAP) ».

Il « assure la participation aux actions de coopération et aux projets (…) émanant du conseil école-collège ». Il devrait également organiser «  le service des enseignants relevant du dispositif « plus de maîtres que de classes » » pour se transformer en véritable chef d’établissement.

transfère aux directeurs de nouvelles responsabilités contraires à leur fonction

Le directeur devrait veiller à ce que les contrats aidés (EVS CUI) « bénéficient pendant leur période de formation du tuteur prévu par la réglementation et établit, (…) l’attestation d’expérience professionnelle prévue par le code du travail ».

Il encourage « le travail transversal... ». Quelle signification doit-on donner à ce « travail transversal » ? Est-ce à dire qu’il doit encourager les adjoints à travailler au-delà de leurs obligations réglementaires de service ?


La ministre les incite à enfreindre le statut particulier des PE et la réglementation…

Le directeur devrait assurer la participation des adjoints aux « actions de coopération » et aux projets pédagogiques communs émanant du conseil école-collège afin de favoriser les articulations  entre premier et second degrés et les échanges de service en dérogeant aux règles statutaires des personnels.

Il devrait « élaborer le plan particulier de mise en sûreté face aux risques majeurs (PPMS) » en contradiction avec la loi de 2004 sur la sécurité civile qui confie aux maires et aux préfets l’exclusivité des plans de sauvegarde des populations.

et veut les soumettre à la territorialisation de l’école

Le directeur qui avec le décret de 1989 « est l’interlocuteur des autorités locales »  doit avec ce référentiel « représenter l’institution scolaire auprès de la commune » « pour la définition et le pilotage des politiques éducatives territorialisées (PEdT) » et du « volet éducatif des contrats de ville ».

Il peut être amené aussi à participer à des commissions ou groupes de travail dans le cadre de politiques de sécurité publique et de prévention.

Si la collectivité territoriale a désigné un coordonnateur des activités pédagogiques, le directeur devra lui présenter le projet d’école et entretenir avec lui des relations afin de favoriser la complémentarité de ces activités avec le projet d’école. Le projet d’école devra donc tenir compte des politiques territoriales.

Alors que le ministère vient de faire paraître une circulaire de soi-disant simplification des tâches des directeurs d’école le 23 octobre, le ministère contribue lourdement à peser sur la fonction en lui ajoutant des responsabilités et des tâches nouvelles afin de les placer de fait en position de subalterne des « politiques » dans le cadre des PEDT pour faire passer sa réforme des rythmes scolaires dont FO demande l’abandon.

Ce référentiel, publié sous la forme d’une simple circulaire, ne peut se substituer au décret du 24 février 1989 qui reste le texte réglementaire de référence.

Le SNUDI-FO revendique le strict respect du décret du 24 février 1989 !

Meilleurs Voeux à toutes et à tous

     Les élections professionnelles viennent d'avoir lieu et montrent que Force Ouvrière, aura marqué ces élections de son empreinte en progressant sur les trois versants de la Fonction Publique, en consolidant sa première position dans la Fonction Publique de l’État et en renforçant significativement son audience dans l’Éducation Nationale avec une progression de 3,5 points.
 
     Il n'y a qu'une seule analyse à faire de ce vote, celle du mandat qui nous est confié par les personnels qui nous ont apporté leurs suffrages. Ce mandat, c'est de continuer à nous opposer à l'austérité, de défendre le service public, en particulier l’École de la République, de défendre les garanties collectives nationales des personnels dans le cadre du statut de la fonction publique et des statuts particuliers de chacun des corps.
    Ce mandat, c'est de représenter et défendre les intérêts des personnels, d’'agir pour la satisfaction de leurs revendications.
  • Le 19 novembre le SNUDI-FO avec la Fédération FO de l’Enseignement et la Fédération FO des personnels territoriaux organisait une conférence nationale sur les rythmes scolaires : les 250 délégués présents ont dressé un état des lieux qui confirme les conséquences de cette réforme sur les conditions de travail, l'égalité d'accès, la gratuité, la laïcité et les garanties statutaires. En dressant l’acte d’accusation de la réforme, les délégués des départements ont exprimé le sentiment de tous : il faut que ça cesse !
     Mais une chose est certaine, personne n’a démontré, et pour cause, que l’intérêt des élèves commande que les rythmes scolaires varient d’une commune à l’autre, et même entre les écoles d’une même commune ! Avec la réforme Peillon, ce sont désormais les élus politiques locaux qui ont le pouvoir de définir nos horaires de travail.

     Cela pose tout bonnement la question : sommes-nous encore dans l’'Éducation Nationale ? Les personnels enseignants, leurs obligations de service, leurs missions relèvent-elles toujours exclusivement de l’État ? Dans le même ordre d'idée quand concrètement nos collègues voient l'accès à la salle des maîtres ou à leur salle de classe remis en cause à tel ou tel moment du fait du déroulement des activités périscolaires, est-ce normal ? Nous avons déposé des dossiers concrets auprès du ministère et nous attendons bien évidemment une réponse précise.Nous avons en particulier interrogé le ministère sur de nouveaux développements, avec la signature, comme dans le Val d'Oise, de conventions entre les mairies et les DASEN ou les IEN sur l'organisation du fonctionnement de l'école.
     C’est le premier acte d’un plan de transfert de l’Enseignement aux collectivités territoriales qui, s’il aboutissait, provoquerait la fin du cadre national et laïque de l’École républicaine, l’aggravation des inégalités territoriales, la mise à mort du Statut national de Fonctionnaire d’Etat des enseignants, garant de l’égalité de traitement  des élèves…
     Les 250 délégués enseignants et territoriaux ont continué d'exiger la suspension immédiate de la mise en œuvre des décrets Peillon/Hamon sur les rythmes scolaires et leur abrogation.
  • Aujourd'hui les personnels de l’Éducation prioritaire sont largement mobilisés. Ce que nos collègues refusent, c'est l'amputation de moyens pour les établissements qui découle de leur retrait de la carte de l'éducation prioritaire. Ce qui est proposé s'inscrit dans une simple logique de redéploiement. Les revendications des personnels sont légitimes, le dossier n'est certainement pas clos.
    Cela ne fait que renforcer nos inquiétudes sur les conditions de préparation de la rentrée prochaine. D'une part l'augmentation des effectifs des élèves ne sera une fois encore pas compensée par le nombre d'enseignants effectivement dans les classes. D'autre part la réforme de l'allocation des moyens pour la DHG des collèges, s'inscrit dans une logique d'autonomie renforcée et de concurrence entre les établissements, dans un contexte de restrictions budgétaires.
    Nos collègues sont las de la dégradation de leurs conditions de travail, de salaires, et des réformes découlant de la refondation de l'école qui déstabilisent l'école plutôt que d'apporter les améliorations promises.
  • Nous ne pouvons pas accepter, aujourd'hui plus qu'hier, le gel du point d'indice jusqu'en 2017 !
   Aujourd'hui la seule perspective est l'appauvrissement des fonctionnaires, et la smicardisation du seuil de la grille, non seulement pour les catégories B et C mais aussi pour les catégories A.
       Le 1er janvier 2015, une nouvelle diminution des traitements nets est prévue. La retenue pour pension passe de 9,14 % à 9,54 % en application des contre-réformes des retraites Sarkozy (2010) et Hollande (2013). A la fin du mois, notre salaire net baissera donc une nouvelle fois, aucun rattrapage de l’inflation n’étant par ailleurs intervenu depuis 2010.

     Mais tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. L’arrêté ministériel du 23.12.2014 porte le montant annuel de la part fonctionnelle fixe de l’« indemnité de responsabilité » des recteurs d’académie de 15 200 € à 25 620 € à compter du 1er janvier 2015, soit une hausse de 10 420 € par rapport à 2010, soit plus 68 % en 4 ans !

    
Les recteurs bénéficient aussi d’une part variable « en fonction de leur manière de servir et des objectifs atteints » qui peut s'élever à 45 % du montant annuel de la part fixe, soit un nouveau bonus de 11 529 €... Un recteur d'académie pourra donc percevoir chaque année une prime comprise entre 25 620 € (l’équivalent du salaire net annuel d’un Professeur des Écoles à l'échelon 9) et un « jackpot » de 37 149 € (l’équivalent du salaire net annuel d’un Professeur des Écoles au 7ème et dernier échelon Hors classe, que seule une infime minorité de nos collègues peut espérer atteindre en fin de carrière).

     Pour l'entourage de la ministre Najat Vallaud-Belkacem : « Ce n'est ni une fleur ni un cadeau fait aux recteurs. On rectifie une anomalie, car les recteurs gagnaient moins que leurs subordonnés - inspecteurs d'académie et secrétaires généraux » ; « La fonction a beau être passionnante, il n'est pas normal de devoir travailler plus, avoir davantage de responsabilités et gagner moins ». En matière d’«anomalie», rappelons à la ministre que la réforme des rythmes a conduit à ce que « les professeurs sont quand mêmes les seuls à qui on va demander de travailler 40 jours de plus par an sans les payer davantage » comme le reconnaissait l'ex-ministre Peillon lors de l'émission « Tous politiques » le 14 octobre 2012 sur France Inter.
     Non au plan d’austérité ! Revalorisation immédiate de 8% de la valeur du point d’indice gelée depuis 2010, attribution uniforme de 50 points, et rattrapage des pertes de pouvoir d’achat depuis 2000 par rapport à l’inflation !
     Le 16 décembre, la confédération Force Ouvrière a organisé un rassemblement national pour le retrait du pacte de responsabilité. C'est une première étape et un avertissement au gouvernement contre sa politique d'austérité, alors que celui-ci annonce de nouvelles mesures de déréglementation, notamment sur le travail du dimanche. De nouvelles menaces d'allongement de la durée de cotisations pèsent sur la retraite. Comme l'a déclaré à cette occasion JC Mailly, secrétaire général de la CGT-FO lors de ce rassemblement : « Pour une confédération fondamentalement libre et indépendante, attachée aux valeurs républicaines et à la démocratie, la responsabilité est de dire stop ! »

PENSEZ A VOTRE ADHÉSION AU SNUDI FO 71 EN 2015...
PENSEZ A SIGNER ET FAIRE SIGNER LES PÉTITIONS "RYTHMES SCOLAIRES" ET "ÉDUCATION PRIORITAIRE".

lundi 1 décembre 2014

Pétition pour défendre l'Education prioritaire en Saône et Loire

Alors que partout en France, les conditions de vie des familles des quartiers populaires se dégradent, la Ministre de l’Éducation tente une refonte de la carte de l’Éducation prioritaire à moyens constants...ce qui veut dire la sortie du dispositif d'établissements scolaires pour que d'autres l'intègrent à leur place. Ainsi, en Saône et Loire, le bassin du collège St Exupery à Mâcon, du collège St Exupery à Montceau les-Mines et deux groupes scolaires du quartier des Prés St Jean à Chalon sortiraient du dispositif.
Cette proposition, si elle était entérinée par le Recteur, conduirait à supprimer des moyens que nous jugeons déjà insuffisants et dégraderait encore les conditions de travail du personnel et les conditions de réussite des élèves.
Pourtant, la convention d'objectifs pour les quartiers prioritaires signée le 7 octobre 2013 entre le Ministre de la Ville, celui de l’Éducation Nationale et la Ministre déléguée à la réussite éducative pour la période 2013-2015 contient des engagements pour que la cartographie de la politique prioritaire de la ville concorde avec celle de l'éducation prioritaire.
Ainsi, à Chalon, il serait nécessaire de maintenir les groupes scolaires Kergomard et St Exupery mais aussi d'étendre le dispositif d'éducation prioritaire aux écoles Maurice Cortot, Anne Franck, Aubépins Nord et Sud, Romain Rolland et Jean Moulin, Clairs Logis, Pablo Neruda et Bourgogne Pierre Vaux. Or, à Chalon, le projet de la ministre de l’Éducation Nationale prévoit que seuls 140 élèves relèvent de l'éducation prioritaire, au lieu des 1500 relevant pourtant de la politique prioritaire de la ville.
Ainsi, à Mâcon il est totalement illégitime de faire sortir du dispositif les écoles Arc en ciel, Marcel Pagnol, Sonia Delaunay, Paul Eluard. et le collège St Exupery. Cela traduit un renoncement inacceptable pour les centaines d'élèves concernés alors que les besoins sont réels !
Ainsi à Montceau-les-Mines, le collège St Exupéry ne doit pas sortir de l'éducation prioritaire.

Accompagnés de syndicats enseignants du primaire et du secondaire, nous, personnels des établissements scolaires, parents, citoyens...préoccupés par l'avenir de tous les enfants, exigeons l'abandon du projet en cours sur l'éducation prioritaire !
Si la priorité est bien donnée à la jeunesse, nous demandons le maintien de tous les établissements actuellement dans les Réseaux d’Éducation Prioritaire et l'entrée de nouveaux établissements, au regard de la situation sociale des élèves des écoles et des collèges.
Cette pétition sera remise aux représentants de l'état et à nos élus.


Téléchargez la pétition intersyndicale

vendredi 21 novembre 2014

Conférence Nationale pour la suspension des décrets Peillon/Hamon

A l’initiative du SNUDI-FO avec la FNEC FP-FO et la FSPS-FO plus de 250 délégués enseignants et territoriaux ont participé à la Conférence
nationale pour la suspension immédiate de la mise en oeuvre des décrets Peillon/Hamon sur les rythmes scolaires et leur abrogation « On n’en peut plus, on en a assez. Il faut que ça cesse !”
Pendant 5 heures, un feu roulant de témoignages, tous plus accablants les uns que les autres, a dénoncé les conséquences catastrophiques de la généralisation, en cette rentrée, de la réforme des rythmes scolaires dans les écoles. Un tonnerre d’applaudissements a salué l’intervention
d’une déléguée qui s’est écriée « On n‘en peut plus. On en a assez. Il faut que ça cesse ! »
Chaque intervention a démenti les déclarations mensongères de la ministre
Chaque intervention a démenti les déclarations de la ministre qui affirme régulièrement que la réforme se passe bien, qu’elle est acceptée, qu’il n’y a aucun problème et que tout rentre dans l’ordre deux mois après la rentrée. La CGT éduc’action, présente, a pris la parole, avec l’aval de la CGT Services Publics qui ne pouvait être présente.
Tant les enseignants que les personnels territoriaux ont expliqué en détails avec des exemples précis, la dégradation de leurs conditions de travail, la remise en cause de la gratuité de l’école, de l’égalité d’accès à l’instruction, des règles de sécurité et du respect de la laïcité. Ils ont dénoncé entre autres le désordre, la confusion scolaire/périscolaire qui occasionne une perte de repères des élèves, la réquisition des salles de classe et des salles des maîtres par les mairies qui expulsent les Professeurs des Ecoles des locaux ainsi que la mutualisation d’office du matériel pédagogique, la remise en cause des 24 heures d’enseignement hebdo pour les titulaires remplaçants sans garantie de récupération, les refus de temps partiels, la dégradation de l’entretien des locaux scolaires du fait de l’affectation des ATSEM aux animations, alors que ces missions n’entrent pas dans leurs compétences…
Ils ont rapporté le stress et le mécontentement des familles face à la désorganisation des écoles, aux horaires différents chaque jour, aux activités sans intérêt, payantes, mal encadrées…
Autant de conséquences néfastes pour les conditions d’apprentissage des élèves et de facto pour les personnels, qui sont toutes, sans contestation aucune, engendrées par la réforme des rythmes scolaires.

Une délégation de la Conférence a été reçue

Les 250 délégués ont désigné une délégation mandatée qui s’est rendue chez la ministre à 17 h 00 pour lui exposer la situation catastrophique que subissent les enseignants et les fonctionnaires territoriaux dans les écoles. La délégation a demandé la suspension immédiate de la mise en place de la réforme et l’abrogation des décrets Peillon et Hamon.
« Vous ne nous laissez pas d’autre choix que d’amplifier la mobilisation, y compris par la grève ! »
Face au refus de la ministre de prendre en compte les faits accablants établis par la conférence et confirmés par toutes les enquêtes, la délégation a informé des décisions :
• de publier l’intégralité des interventions et de mandater la FNECFP-FO et la FSPS-FO pour
réunir à nouveau l’interfédérale FO-CGT-SUD et SNUipp sur les rythmes scolaires.
• de faire signer en masse une lettre ouverte à la ministre par les enseignants, les personnels territoriaux et les parents qui se conclut par « Vous ne nous laissez pas d’autre choix que d’amplifier la mobilisation, y compris par la grève ! ». En outre, la délégation ainformé le représentant de la Ministre que cette lettre sera également adressée aux associations d’élus.

retrouvez le compte-rendu complet de la conférence

mardi 30 septembre 2014

Réforme des rythmes scolaires : la désorganisation organisée


Les nouveaux rythmes scolaires, c’est le désordre à tous les niveaux

 

Ainsi, à Villeurbanne dans le Rhône, il a été fait appel à la police pour disperser un rassemblement de parents excédés par les conditions d’accueil de leurs enfants pendant les activités péri scolaires.
Ailleurs, ce sont des associations religieuses qui assurent ces activités.

On note ici qu’une personne âgée de 80 ans apprend la belote aux élèves, là que des cours de calligraphie sont mis en place pour des enfants de 3 ans.

Dans de nombreuses écoles, on ne compte plus les élèves qui sortent de l’enceinte scolaire alors qu’ils devraient y rester, qui restent alors qu’ils devraient partir, ce qui pose directement le problème de leur sécurité physique.

De nombreux parents font le constat que les activités qui étaient jusqu’à maintenant gratuites à l’école publique, deviennent payantes lorsqu’elles basculent dans le champ du périscolaire, y compris la sieste pour les enfants de maternelle.

Certains désinscrivent leur enfant de l’école publique pour le placer dans le privé.

D’autres parents font l’amalgame entre ces activités et les enseignants et s’en prennent à ces derniers.

De manière plus générale, les activités périscolaires se résument à des garderies quelquefois occupationnelles. Le constat général c’est que les élèves sont plus fatigués qu’auparavant et donc moins disponibles pour apprendre.

Les garanties statutaires et les conditions de travail des enseignants dégradées

Concernant les enseignants, le constat est accablant. Ce sont leurs garanties statutaires et leurs conditions de travail qui sont considérablement remises en cause.

Pour tous les enseignants, cette réforme se traduit par un jour de plus de travail le mercredi matin et la convocation d’animations pédagogiques le mercredi après midi.

Après avoir introduit des horaires différenciés d’une école à une autre, le ministère a publié cet été un décret (litigieux car contradictoire au décret « fonction publique ») introduisant l’annualisation du temps d’enseignement pour tous les PE exerçant sur plusieurs écoles dont les titulaires remplaçants.
Dans de très nombreuses écoles, les enseignants se retrouvent en situation de surveillance des élèves qui attendent d’être pris en charge pour les activités périscolaires, effectuant ainsi des heures supplémentaires non rétribuées.

Les problèmes de réquisition de salles de classe pour assurer les activités périscolaires se multiplient.
Dans ces conditions, le SNUDI-FO réaffirme que la suspension de la réforme en vue de l’abrogation des décrets Peillon-Hamon constitue une urgence pour rétablir la sérénité dans les écoles du pays. C’est la raison pour laquelle il apporte tout son soutien aux initiatives en cours.

Comme à Argenteuil dans le Val-d’-Oise où le SNUDI-FO, le SNUipp, la CGT et la FCPE appellent à un rassemblement à la mairie le 17 septembre « contre la réforme des rythmes et son application ».

mercredi 25 juin 2014

Application Arc-en-Ciel : Pas d'obligation

Comme les feuilles mortes, l'application ARC-EN-CIEL revient régulièrement se rappeler au bon souvenir des directeurs.

Cette application académique est présentée comme une aide pour le pilotage de l'école pour les directeurs.
En fait, elle permet surtout à l'administration toutes sortes de statistiques plus ou moins utiles.

La position du SNUDI-FO 71

compte-tenu du fait :

  • que cette application est académique et non nationale (et que par conséquent, elle ne peut revêtir un caractère obligatoire),
  • que cette nouvelle tâche doit être réalisée sans moyens supplémentaires et dans des délais restreints,
  • et surtout que cette application présente un intérêt très réduit pour les directeurs et les équipes d'école,

Le SNUDI-FO 71 appelle les directeurs d'école à ne remplir ce document que sur la base du plus strict volontariat.
Le SNUDI-FO 71 appelle les directeurs d'école à nous informer de toute tentative de pression de la part de la hiérarchie.

Pour information : les trois syndicats siégeant en CAPD avait pris une position similaire l'an passé.

Le bureau du SNUDI-FO 71